Rare femme évoluant dans le monde du néo-classique, Alexandra Stréliski crée une musique qui fait vibrer l’auditeur émotionnellement, emplissant l’esprit de riches images cinématographiques.

Stréliski a fait ses débuts avec le disque Pianoscope (2010). Lancé de façon indépendante, l’album a éventuellement cumulé 13 millions d’écoutes en continu et des extraits ont été entendus dans divers projets cinématographiques et télévisuels tels que les films Dallas Buyers Club (2013) et Demolition (2016) de Jean-Marc Vallée, la bande-annonce de l’acclamée série de HBO, Big Little Lies (2017), et durant la cérémonie des Oscars (2014). Cette suite d’événements a mené Stréliski à signer un contrat de disque avec l’étiquette montréalaise Secret City et à lancer son second album, INSCAPE en 2018.

INSCAPE est un succès commercial et critique depuis sa sortie. Cumulant plus de 80 millions d’écoutes en continu à travers le monde, l’album s’est vu décerner un disque d’or au Canada, où plus de 80 000 albums se sont vendus. Stréliski est la lauréate des Félix « Révélation de l’année », une première pour une compositrice instrumentale, « Auteure ou compositrice de l’année » et « Album instrumental de l’année ». Elle a obtenu sept nominations aux Galas de L’ADISQ et trois aux prix JUNO : « Révélation de l’année », « Album instrumental de l’année » et « Album de l’année ». INSCAPE s’est retrouvé #1 des ventes au Québec pendant 6 semaines, a gagné le prix de l’« Album de l’année » aux Independent Music Awards et a été inclus sur la longue liste du Prix de musique Polaris 2019. Ses pièces ont joué dans Sharp Objects et la table ronde de Big Little Lies Season 2 de HBO ainsi qu’au défilé d’Hugo Boss lors de la dernière édition de la New York Fashion Week. Plus de 85 concerts sont inscrits au calendrier depuis le début de la campagne et tous les derniers spectacles au Québec ont affiché complet.

« Pour moi », confie Stréliski, « l’inscape [un concept réunissant “interior” et “landscape”, qu’on pourrait traduire en français par “paysage intérieur”] a été une crise existentielle. Une année où tout a chaviré et où j’ai eu à traverser divers paysages intérieurs, mouvementés, beaux et souffrants à la fois. Je me suis retrouvée dans un espace empli de zones de gris duquel je ne savais plus revenir. Ce fut un moment pivot crucial pour moi. Une année d’évolution créatrice à travers laquelle j’ai reconnecté avec ma nature profonde, mon essence, mon X. »

INSCAPE se dévoile comme l’œuvre d’une artiste qui se joue bien des conventions et qui cherche à combler un certain vide émotionnel pour s’inscrire dans une tendance néo-classique résolument actuelle. Une pulsion créatrice qui s’engage à ramener l’auditeur vers une sincérité égarée : « Un piano, seul, c’est très vulnérable et je cherche à partager ce moment avec un auditeur »

Artiste ayant grandi entre Paris et Montréal, Stréliski provient d’une longue lignée de musiciens juifs et a été plongée dans la musique des deux continents durant son enfance. Très jeune, elle s’intéresse autant à des artistes classiques tels que Chopin et Satie qu’à des compositeurs de musique de film comme Zimmer, Glass et Nyman. Repêchée par le milieu publicitaire à l’aube du millénaire, la musicienne remporte plusieurs honneurs grâce à ses créations dans ce domaine : le prix CREA de la meilleure musique dans une publicité pancanadienne en 2007, un prix Bessies aux Toronto Marketing Awards en 2010, et un autre CREA en 2014 pour la meilleure musique dans une campagne québécoise. Stréliski a néanmoins ressenti fortement le besoin de se consacrer à la création libre, ce qui l’a menée à enregistrer Pianoscope et à suivre sa voie comme artiste et musicienne professionnelle à temps plein.

Billboard a décrit Stréliski comme l’une des plus importantes nouvelles vedettes du classique moderne, et Noisey a déclaré que sa musique est un contraste de profondeur et de fragilité qui ressemble étrangement à la condition humaine elle-même.

Alexandra Stréliski INSCAPE