Rare femme évoluant dans le monde du néo-classique, Alexandra Stréliski crée une musique qui fait vibrer l’auditeur émotionnellement, emplissant l’esprit de riches images cinématographiques. Artiste d’origines française et canadienne ayant grandi entre Paris et Montréal, elle a fait ses débuts avec le disque Pianoscope (2010), mais a été révélée au grand public à travers les films Dallas Buyers Club (2013) et Demolition (2016) de Jean-Marc Vallée et, plus récemment, via la bande-annonce de l’acclamée série Big Little Lies (HBO, 2017). Portée par cet élan, la compositrice-interprète est fin prête pour un accueil en bonne et due forme avec l’album Inscape, à paraître sur Secret City Records.

« Pour moi », confie Stréliski, « l’inscape [un concept réunissant “interior” et “landscape”, qu’on pourrait traduire en français par “paysage intérieur”] a été une crise existentielle. Une année où tout a chaviré et où j’ai eu à traverser divers paysages intérieurs, mouvementés, beaux et souffrants à la fois. » En cherchant à combler un certain vide émotionnel, elle a suivi une pulsion créatrice qui s’engage à ramener l’auditeur vers une sincérité égarée : « Un piano, seul, c’est très vulnérable et je cherche à partager ce moment avec un auditeur »

Appuyée par le coup de cœur mentionné plus haut de Jean-Marc Vallée, qui permet à la musique de Stréliski de retentir en direct lors de la cérémonie des Oscars, la pianiste bénéficie d’une vitrine stellaire faisant bondir à près de quinze millions les écoutes en continu à travers les différentes plateformes numériques. Le journal britannique The Telegraph encense d’ailleurs la créatrice, parlant d’un premier album sensible, mélancolique et lumineux.